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Océanie · il y a 23 j

Uranium indien : le Congrès rappelle l'accord australien de 2011, antérieur à Modi

Le parti du Congrès conteste la revendication du BJP sur l'accord uranium Australie-Inde, rappelant que le feu vert australien remonte à décembre 2011 sous Julia Gillard, suite à l'accord nucléaire indo-américain de 2008.

Par la rédaction de GeckoNow
photo : fût de concentré d'uranium (yellowcake)
photo : fût de concentré d'uranium (yellowcake) · Wikimedia Commons · Times Now

Le débat politique indien autour de l'accord sur l'uranium entre l'Australie et l'Inde révèle un différend sur la paternité de cette avancée stratégique. Le parti du Congrès a contesté vendredi l'affirmation du BJP selon laquelle la récente signature d'un accord d'exportation d'uranium constituerait une percée diplomatique majeure du Premier ministre Narendra Modi. Le secrétaire général du Congrès, Jairam Ramesh, a souligné que l'autorisation australienne de vendre de l'uranium à l'Inde remonte au 4 décembre 2011, lorsque la Première ministre australienne Julia Gillard avait obtenu l'approbation de son parti travailliste, à la suite de l'accord nucléaire indo-américain d'octobre 2008.

Cette controverse intervient après que le responsable du département informatique du BJP, Amit Malviya, a déclaré que l'Australie avait refusé de vendre de l'uranium à l'Inde en 2010 en raison du statut de non-signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), mais qu'aujourd'hui, sous la direction de Modi, un accord d'exportation a été conclu. Selon Malviya, cet accord ne concernerait pas seulement l'uranium, mais refléterait la transformation de la position mondiale de l'Inde, passant d'un pays soumis à des restrictions à un partenaire stratégique de confiance.

L'accord récent, scellé jeudi entre le Premier ministre Modi et son homologue australien Anthony Albanese, couvre plusieurs domaines stratégiques au-delà du nucléaire civil, notamment la sécurité maritime et les minéraux critiques. Les deux parties ont également dévoilé une déclaration conjointe sur la défense et la sécurité, ainsi qu'une feuille de route pour la collaboration dans les domaines cyber, des technologies critiques et des chaînes d'approvisionnement. Le volet nucléaire civil facilitera l'approvisionnement commercial en uranium australien pour soutenir les projets de centrales nucléaires indiennes.

Le Congrès avait déjà critiqué jeudi le BJP en affirmant créer des « tournants » tandis que le parti au pouvoir se spécialiserait dans les « demi-tours ». Le parti d'opposition a souligné que l'accord entre l'Inde et l'Australie n'a été rendu possible que grâce à l'accord de coopération nucléaire entre les États-Unis et l'Inde, devenu loi le 8 octobre 2008, que le BJP aurait toujours opposé. Jairam Ramesh a conclu que les partisans du BJP, y compris certains de ses députés, devraient « mieux faire leurs devoirs » avant de revendiquer des réalisations historiques.

Impact Marchés
Énergie nucléaire et minéraux stratégiquesTendance haussière
Analyse

La controverse politique indienne autour de la paternité de l'accord uranium ne change pas la réalité stratégique : l'Inde sécurise désormais un approvisionnement stable en uranium australien, consolidant sa stratégie de diversification énergétique. L'accord de 2011 avait posé les bases politiques, mais la concrétisation commerciale actuelle ouvre effectivement la voie à des flux réguliers.

L'impact sur les marchés dépendra de l'ampleur des volumes contractés et du calendrier de montée en puissance des nouvelles centrales indiennes. L'Australie détient environ 28% des ressources mondiales d'uranium, ce qui confère à cet accord une dimension stratégique importante pour la sécurité énergétique indienne à long terme.

Les investisseurs dans le secteur nucléaire surveilleront les détails des contrats d'approvisionnement pour évaluer l'impact réel sur la demande d'uranium. Le contexte géopolitique indo-pacifique renforce également la dimension stratégique de ce partenariat au-delà des seuls aspects commerciaux.

Secteurs gagnants

Producteurs d'uraniumL'accord d'approvisionnement commercial entre l'Australie et l'Inde devrait stimuler la demande d'uranium sur le long terme, l'Inde cherchant à développer son parc nucléaire pour répondre à ses besoins énergétiques croissants.

Valeurs à suivre : Cameco · BHP Group

Constructeurs de centrales nucléairesL'accord facilite l'approvisionnement en combustible pour les projets nucléaires indiens, ce qui pourrait accélérer les programmes de construction de nouvelles centrales et bénéficier aux équipementiers du secteur.

Valeurs à suivre : GE Vernova · Larsen & Toubro
Secteurs perdants

Énergies fossiles en IndeL'expansion du nucléaire indien, facilitée par un approvisionnement sécurisé en uranium, pourrait réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles pour la production d'électricité de base à moyen terme.

Fournisseurs alternatifs d'uraniumL'accord bilatéral renforcé entre l'Australie et l'Inde pourrait réduire la part de marché d'autres exportateurs d'uranium qui approvisionnaient précédemment les projets indiens.

Valeurs à suivre : Kazatomprom · Uranium Energy Corp · Paladin Energy

Les analyses d’impact sont fournies à titre purement informatif et ne constituent pas des conseils en investissement.

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